Valorisation énergétique

 

Le traitement thermique ou valorisation énergétique, permet la transformation du contenu énergétique des déchets en une énergie renouvelable :

thermique directe (production d’eau chaude, d’eau surchauffée ou de vapeur), en liaison avec un réseau de chaleur urbain ou à vocation industrielle
électrique, par passage de la vapeur produite dans un groupe turboalternateur
combinée : thermique et électrique

Il consiste en une combustion obtenue par le seul pouvoir calorifique des déchets au sein d’un four principalement composé d’une grille sur laquelle se développe la combustion par introduction d’air "primaire", et d’un foyer dans lequel les gaz de combustion sont brûlés par apport d’air "secondaire". Le dispositif est complété par une chaudière dite de "récupération" assurant le transfert des calories vers l’utilisation retenue.
La combustion complète des déchets produit des résidus également valorisables. Après déferraillage, les mâchefers ont des caractéristiques autorisant leur valorisation dans la construction de routes. Les ferrailles extraites sont recyclables en métallurgie.

La grille de combustion à rouleaux développée par VINCI Environnement permet de supporter des PCI élevés sans nécessiter de refroidissement à l’eau.
Constituée de 6 rouleaux en rotation lente protégés de la chaleur du foyer 50 % du temps et refroidis en permanence par l’air de combustion sur 6 zones d’injection d’air indépendantes, cette grille à rouleaux conjugue simplicité mécanique et coûts de maintenance réduits.

Des technologies fiables et efficaces pour l'environnement

Les technologies de VINCI Environnement sont conçues pour optimiser la combustion et limiter au maximum la production de dioxines dans le but d’atteindre des niveaux de rejets atmosphériques proches de zéro. Notre four à rouleaux est équipé d’un foyer à courant parallèle entre les gaz et les déchets ce qui réduit de façon très significative, bien en deçà des valeurs limites réglementaires, les émissions d’oxydes d’azote et de monoxyde de carbone.
LES DIOXINES Les dioxines (PCDD) et les furanes (PCDF) forment un groupe de polluants organiques persistants qu'il est convenu de désigner, du fait de leur structure chimique très voisine, sous le terme générique de dioxines (PCDD-F). Les dioxines sont avant tout des sous-produits de processus industriels, mais elles peuvent aussi apparaître lors de phénomènes naturels, comme les éruptions volcaniques ou les feux de forêts. Ce sont des sous-produits d’un grand nombre de procédés de fabrication, comme le blanchiment au chlore des pâtes à papier ou la production de certains herbicides et pesticides. Le secteur du traitement des déchets dispose aujourd’hui de technologies de pointe et d’une législation européenne très stricte pour contrôler la combustion des déchets et arriver à des émissions proches de zéro.
Pour comparaison, une nuit de feux d’artifice émet 6.8g I-TEQ de dioxines (source : naei.org.uk). Une installation de valorisation des déchets de capacité de 150 000 tonnes/an conforme à l’Arrêté du 20 septembre 2002 en émet 0.083g par an.

Des technologies toujours innovantes

Les technologies de refroidissement des grilles des fours VINCI Environnement évoluent également en continu afin de s’adapter au changement de nature des déchets et d'accroître la longévité des équipements. VINCI Environnement a ainsi développé sa propre technologie de refroidissement à l’eau de sa grille à gradins originelle (SOGE’O). Celle-ci est particulièrement adaptée aux déchets à fort PCI traités sur des installations de moyenne et petite taille, situation relativement courante en France et dans certains autres pays européens. De plus, pour répondre aux nouveaux besoins de combustion des déchets issus de la collecte sélective et de leur prétraitement, VINCI Environnement a fait évoluer son four de grande capacité par la conception d’un nouveau rouleau refroidi à l’eau.

La récupération de l’énergie

L’énergie dégagée par la combustion des déchets est en général récupérée dans une chaudière directement intégrée au four pour en optimiser sa performance de récupération. Cette chaudière produit de la vapeur surchauffée en assurant parallèlement le refroidissement des fumées en vue de leur traitement final. La vapeur surchauffée est ensuite convertie en électricité au sein d’un groupe turboalternateur (GTA). L’électricité ainsi produite est utilisée pour les procédés et les besoins tertiaires de l’installation, l'excédent (majoritaire) est quant à lui revendu sur le réseau électrique public.